Publié le 18 Décembre 2009
Une fois l’appareil orthodontique actif déposé, qu’il soit fixe (multiattache) ou amovible (faux palais, activateur) il est nécessaire de maintenir les résultats acquis par un appareil de contention sous peine de récidive de l’anomalie initiale ou d’apparition d’une nouvelle pathologie. Cet appareil de contention peut être fixe ou amovible, s’il est amovible, il sera porté 24h24, 15h/24 ou la nuit soit 8h/24h. La durée du port est au minimum de un an, il est parfois nécessaire de le garder 5 ans, 10 ans ou toute la vie.
Une fois l’appareil orthodontique actif déposé, qu’il soit fixe (multiattache) ou amovible (faux palais, activateur) il est nécessaire de maintenir les résultats acquis par un appareil de contention sous peine de récidive de l’anomalie initiale ou d’apparition d’une nouvelle pathologie.
Cet appareil de contention peut être fixe ou amovible, s’il est amovible, il sera porté 24h24, 15h/24 ou la nuit soit 8h/24h. La durée du port est au minimum de un an, il est parfois nécessaire de le garder 5 ans, 10 ans ou toute la vie.
Pour essayer de comprendre pourquoi apparaissent ces nouvelles anomalies, il faut les diviser en deux groupes : celles qui sont en relation avec la malocclusion initiale, avant traitement (récidive), et celles qui n’ont pas de rapport avec cette anomalie initiale.
Indépendamment de la contention et d’une bonne gestion du traitement après un diagnostic précis, la coopération du patient est indispensable, certains auteurs préconisent une hypercorrection de la malocclusion pour laisser ensuite une petite récidive physiologique et naturelle parfaire l’occlusion.
On peut penser aussi que :
Après un traitement précoce qui a agit sur la malocclusion initiale et sur le squelette facial en remettant l’enfant dans des conditions physiologiques de croissance, certains orthodontistes mettent en place pendant un temps limité une contention.
Après le traitement précoce appelé aussi traitement interceptif, l’occlusion est rééquilibrée, l’équilibre musculaire, les fonctions de mastication, de déglutition sont rétablies, cela permet ensuite un meilleur développement. Ce nouvel équilibre n’est cependant, pas complètement acquis car la croissance présente encore quelques déficits intrinsèques ou héréditaires, qui peuvent s’exprimer jusqu’à la fin de l’adolescence. Pour cette raison et afin d’éviter (ou limiter) une récidive de l’anomalie initiale, la contention peut jouer un rôle de maintien des acquis.
Figure 1 : la photographie de gauche à 8ans 6mois : avant traitement précoce, au milieu : à 11 ans, pendant la phase de contention, à droite : à 12 ans avant la 2ème phase de traitement, ici, la correction à effectuer est devenue simple. La plaque palatine de contention a stabilisé les résultats acquis lors de la 1ère phase de traitement.
Figure 2 : L’arc lingual de contention maintient la longueur d’arcade en denture mixte (présence de dents temporaires et permanentes), dans l’attente de la denture permanente.
Arc transpalatin fixé sur des bagues molaires : Cet arc transpalatin stabilise la correction du sens transversal. Initialement le sujet présentait un palais trop étroit qui été élargi pendant le traitement précoce. (Figure 3)
Figure 3 : Arc transpalatin de contention chez un sujet présentant une séquelle de fente palatine. A gauche avant traitement.
Durée de la contention chez l’enfant : de 6 mois à un an, puis suppression pour faciliter l’éruption dentaire et laisser l’enfant « se reposer » en attendant la 2ème phase de traitement.
Il est important de préciser que l’appareil de contention choisi par l’orthodontiste est individualisé à chaque patient est prescrit en fonction de l’anomalie initiale.
La contention est corrélée à la philosophie thérapeutique engagée par le praticien pour traiter son patient. Les appareils cités ci-dessus ne sont que des exemples du choix possible.
Figure 4 : Après le traitement actif qui a corrigé l’encombrement dentaire à la mandibule (photo de gauche), notez la présence d’une contention collée à la mandibule de canine à canine (sur cette photo de droite, les incisives aussi sont collées).
Figure 6 : appelé aussi « tooth positioner » stabilise la denture et améliore l’engrènement dentaire.
Durée de port : en général, une à deux années avec surveillance régulière chez l’orthodontiste. La contention collée à la mandibule peut être prolongée, mais elle est relative à la procédure habituelle du praticien qui peut préconiser cette contention pendant deux années successives.
Après l’année de contention: La surveillance est variable selon les habitudes du praticien et selon les protocoles qu’il a mis en place. Il est tout de même intéressant de poursuivre cette surveillance jusqu’à la fin de la croissance et jusqu’à l’évolution (ou extraction) des dents de sagesse.
La contention chez l’adulte est strictement individualisée.
La contention fixe : Bien souvent, il s’agit d’une contention collée (figure 5) qui stabilise les résultats acquis. Elle est parfois associée à des prothèses qui remplacent certaines unités dentaires absentes. Il peut aussi s’agir d’un mainteneur d’espace fixe, en attendant la pose d’un bridge ou d’un implant pour remplacer une ou plusieurs dents absentes.
Durée : bien souvent définitive. L’orthodontiste pose une contention orthodontique qui va durer un an, il peut ensuite orienter le patient vers le dentiste traitant qui mettra en place un appareil de contention finement adapté et individualisé. Dans certains cas, une contention fixe collée au maxillaire ne peut pas être posée par l’orthodontiste si le recouvrement incisif est important. Le patient devra consulter son dentiste généraliste pour que, en liaison avec l’orthodontiste, il dégage une solution adaptée aux spécificités du cas du patient. Il s’agit bien souvent des mêmes procédures que l’on utilise pour les contentions après traitement parodontal (traitement des gencives en cas de « déchaussements »). Le dentiste assurera la maintenance régulière de cette contention.
Certains orthodontistes délèguent directement la confection et la pose de cette contention au dentiste quand le cas est complexe, le sujet peut alors présenter des risques de migrations dentaires importants du fait d’un parodonte faible. Le type de contention est décidé après concertation mutuelle des deux praticiens.
Appareil amovible : il peut s’agir d’une plaque palatine ou de gouttières thermoformées.








